Actualité alerte : Des documents hypothécaires temporairement inaccessibles

Les registres d’ordre hypothécaires des bureaux de Saumur (tables alphabétiques et leurs registres indicateurs, répertoires de formalités) et Beaupréau-Cholet (tables alphabétiques et leurs registres indicateurs) sont temporairement inaccessibles, en raison de leur numérisation.

Ces figures qui ont marqué l'Anjou Une série mensuelle proposée dans le cadre de l’année de la culture du Département de Maine-et-Loire

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René d’Anjou, dit « le Bon Roi René »

Fils cadet de Louis II d’Anjou et de Yolande d’Aragon, je suis né au château d’Angers le 16 janvier 1409, lors d’un hiver très rude, selon les dires de mes parents.

À 25 ans, à la suite de mon mariage avec Isabelle de Lorraine en 1420 et du décès de mon frère aîné Louis III en 1434, je suis déjà à la tête de plusieurs principautés et royaumes à travers l’Europe : la Lorraine, le duché de Bar, l’Anjou, la Provence, les royaumes d’Aragon et de Naples. Je portais même le titre de roi de Jérusalem.  

Toujours entouré d’une cour fastueuse, j’avoue être davantage passionné par la chevalerie et les arts que par l’exercice du pouvoir. J’ai écrit Le Livre des tournois et Le Cœur d’amour épris, organisé de somptueux tournois – dont le célèbre Pas-du-Perron, au manoir de Launay à Villebernier en 1446 – et fondé l’Ordre du Croissant en 1448, dont l’ambition est de réaffirmer les idéaux chevaleresques : foi, fidélité féodale et charité. 

Prince itinérant, je n’ai vécu qu’une quinzaine d’années en Anjou mais j’ai tenu à y laisser mon empreinte : on me doit plusieurs aménagements au château d’Angers dont les appartements et le châtelet, le couvent de la Baumette, le château de Baugé ou encore le manoir de La Ménitré.

Je suis décédé le 10 juillet 1480 en Provence, mais je renais à Angers en 1853, immortalisé par la pierre grâce au sculpteur David d’Angers. Et aujourd’hui encore, je veille sur la ville qui m’a vu naître.

Louisa Cointreau, née Motais, pionnière du progrès social en Anjou

Mon nom d’épouse vous évoque sans doute une célèbre liqueur… mais laissez-moi vous distiller quelques pans de ma vie au service des autres.

Née en 1855 à Sceaux-d’Anjou, j’épouse Édouard Cointreau en 1875 et m’engage très tôt pour le progrès social. Au début du XXe siècle, bien avant que la loi ne l’impose (en 1936), j’instaure la semaine de 40 heures et les congés payés au sein de l’entreprise familiale. 

En 1881, je rejoins l’Union des Femmes de France que je préside dès 1909. Notre mission : créer des hôpitaux auxiliaires et former des femmes aux principes d’hygiène et aux bases de la médecine, pour aider les blessés et malades de l’armée française. 

Pendant la Première Guerre mondiale, je dirige l’hôpital auxiliaire 102 à Angers. Avec mon équipe d’infirmières bénévoles, nous soignons plus de 3 000 soldats blessés. 

Après la fermeture de l’hôpital en 1919, je poursuis mon engagement. En 1928, j’ouvre une école d’infirmières hospitalières et de visiteuses d’hygiène chargées d’organiser des postes de secours, d’aider les populations civiles lors de catastrophes et de mener des collectes de dons. Et, en 1932, un dispensaire-école de médecine générale portant mon nom voit le jour : il deviendra l’Institut Paul-Papin de cancérologie de l’Ouest.

Je suis décédée en 1952. 70 ans plus tard, la ville d’Angers donne mon nom à une rue. Une manière de rendre hommage à une vie consacrée aux droits des femmes, à la santé et au service des autres.